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Amélioration de l’accès à des sites de reproduction pour la perchaude (Perca Flavescens) du lac Saint-Pierre et de ses tributaires

Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) (2015). Amélioration de l’accès à des sites de reproduction pour la perchaude (Perca Flavescens) du lac Saint-Pierre et de ses tributaires. [Rapport – bilan]

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Texte
COGESAF_2015_Rapport_reproduction_perchaude_tributaires_A.pdf

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Résumé

La Perchaude est une espèce de poisson qui a été exploitée de manière soutenue par la pêche commerciale et sportive durant plusieurs décennies au lac Saint-Pierre. Le récent déclin des stocks a contraint le ministère des Ressources naturelles (MRN) à imposer un moratoire complet sur la pêche sportive et commerciale de ce poisson dans ce secteur en 2012, et ce, pour une période de cinq ans. Cette mesure touche également une autre section du fleuve en aval du pont Laviolette, ainsi que la partie aval des rivières qui s'y jettent, y compris la rivière St-François. Les causes de ce déclin sont multiples. Le réchauffement de l'eau du lac Saint-Pierre, l’arrivé des nouveaux prédateurs comme le Cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus), grand consommateur de petites perchaudes et la présence du Gobie à taches noires (Neogobius melanostomus), une espèce envahissante compétitrice pour les mêmes proies que la Perchaude. La mauvaise qualité de l'eau des rivières qui se jettent dans le lac ayant contribué à modifier les communautés de plantes aquatiques et la prolifération de cyanobactéries sont aussi des facteurs qui ont contribué à cette situation. Une des causes majeures identifiées est la détérioration des habitats de reproduction de qualité depuis les années 1950 ainsi que la baisse de leur accessibilité (de la Chenelière et al., 2014). Des inventaires effectués montrent également que les populations d’autres espèces partageant les préférences d’habitats de la Perchaude pour la reproduction affichent des signes de déclin dans le lac Saint-Pierre, reflétant ainsi les pressions des activités humaines sur les communautés aquatiques (Brodeur, 2013). Actuellement, on estime qu’il y a 5000 ha d’habitat potentiel de qualité élevée qui sont inutilisables pour la reproduction de la Perchaude principalement en raison de l'utilisation de la plaine d'inondation par l'agriculture intensive (de la Chenelière et al., 2014). Ces pertes sont principalement associées à l’intensification de l’agriculture qui s’est traduite par une augmentation de 225 % des superficies en culture annuelle entre 1950 et 1997 (Richard et al., 2011 ; de la Chenelière et al., 2014). À cela s'ajoute la perte d'accès vers certains sites en raison de la présence de digues, de routes ou de ponceaux inadéquats (de la Chenelière et al., 2014). De plus, selon certaines prévisions, une diminution de la crue printanière pourrait être observée, résultant en une diminution de la quantité d’habitats de reproduction disponibles (de la Chenelière et al., 2014). Pour favoriser le rétablissement de la Perchaude, il s’avère donc important de restaurer les superficies d’habitats ayant un fort potentiel pour l’espèce dans la plaine d’inondation et d’améliorer leur accessibilité. Les secteurs de l’embouchure de la rivière Saint-François ainsi que la baie Saint-François étaient jadis très fréquentés par la Perchaude et on y observait d’importantes migrations printanières de géniteurs en provenance du lac Saint-Pierre. D’ailleurs, ces deux zones étaient les plus fréquentées par les pêcheurs commerciaux sur le territoire du lac Saint-Pierre à la fin des années 1970 (Bourdeau, 1982). Ce secteur a ensuite été délaissé par les pêcheurs en faveur des secteurs de la Baie-du-Febvre et de Nicolet, situés plus à l’est. Aux dires des pêcheurs, l’abondance de l’espèce avait grandement diminuée dans la baie Saint-François. La diminution de la qualité de l’eau et la transformation du marais ouvert vers un milieu de plus en plus fermé par la végétation dense ont été soulevées comme causes potentielles du déclin de l’espèce. Les causes identifiées par les pêcheurs devront néanmoins être validées par des mesures sur le terrain. Pour restaurer les habitats de reproduction de qualité optimale pour la Perchaude dans toutes les conditions de niveau d’eau, une caractérisation complète a été réalisée dans le secteur à l’étude. Cette caractérisation a permis d’identifier les zones ayant un fort potentiel pour le frai de la Perchaude, mais dont l’utilisation par l’espèce est rendue difficile en raison d’un substrat lui étant inadéquat ou de la diminution de l’accessibilité. Les secteurs d’intérêt à protéger pourront éventuellement faire l’objet d’un plan de conservation afin de restaurer les habitats de reproduction de qualité.

Type de document: Rapport – bilan
Type de document ou de rapport: Rapports Techniques
Nombre de pages: 104
Éditeur: Conseil de gouvernance de l’eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF)
Lieu de publication: Sherbrooke
Statut du texte intégral: Public
Mots-clés libres: Perchaude, Reproduction, Pêche, Moratoire, Rivière Saint-François, Habitat de reproduction, Qualité de l'eau, Plan d'intervention, Plan d'aménagement
Sujets: 2. Milieu physique > 2.4. Hydrologie
3. Végétation, milieux humides
7. Usages > 7.1. Pêche
8. Impacts et monitoring > 8.1. Qualité de l’eau
8. Impacts et monitoring > 8.4. Population de perchaude
Date de dépôt: 10 avr. 2017 13:16
Dernière modification: 10 avr. 2017 13:16
URI: http://belsp.uqtr.ca/id/eprint/1154

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