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Portrait global de l'état des berges et bandes riveraines du tronçon principal de la rivière Bécancour

Chauvette, L. (2006). Portrait global de l'état des berges et bandes riveraines du tronçon principal de la rivière Bécancour. [Documents régionaux]

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Texte
Chauvette_2016_Berge_rivière_Bécancour_A.pdf

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Résumé

Le projet :
Le portrait global des berges et bandes riveraines du tronçon principal de la rivière Bécancour se veut une caractérisation des rives de 134 km de cours d’eau, sur les 210 km de la rivière. La rivière Bécancour a été canotée à partir de l’embouchure du lac Joseph, à Inverness, jusqu’à l’embouchure principale, au fleuve, au niveau de la ville de Bécancour.
Buts et objectifs :
- Acquisition et actualisation de données concernant les bandes riveraines; - Délimitation des zones problématiques à traiter ou à surveiller; - Création d’une cartographie des bandes riveraines et d’un rapport détaillé; - Création d’un outil d’aide à la prise de décision et à la sensibilisation (MRC, municipalités et riverains); - Outil d’aide à l’observation de l’évolution des bandes riveraines (suivi).
La caractérisation :
Trois types de classification : Largeur linéaire de la bande riveraine : 0m (aucune bande riveraine), de 0 à 3m, de 3 à 10m, de 10 à 30m et de 30m et plus. Type de végétation : Herbacée, arbustive, arborescente ou, humanisée (artificialisation) et renforcement de la berge par le béton, les pneus, etc.). Principales particularités du cours d’eau : Zones principales d’érosion, drains de sortie, traverses et accès à l’eau par les véhicules et les animaux, coupes de bois et autres éléments particuliers notables. Deux cartographies différentes de tous ces éléments, en 15 feuillets (sections) chacune, ont ainsi été créées, l’une combinant la largeur et la composition des bandes riveraines et l’autre, représentant les principales particularités rencontrées. Une carte finale représentant une globalisation des résultats a également permis de visualiser l’ensemble de l’état général de la rivière Bécancour sur le territoire et d’identifier ainsi les principales zones problématiques.
Les résultats :
L’état général de la rivière s’avère être acceptable. Elle a l’avantage de posséder une rive gauche particulièrement boisée, minimisant ainsi la proportion de bandes riveraines de faible largeur. Les régions entre le lac Joseph et la ville de Lyster ainsi qu’entre Daveluyville et Bécancour sont particulièrement boisées, arborant de larges bandes riveraines. En général, les principales problématiques retrouvées en zones agricoles et habitées sont concentrées entre Lyster et Daveluyville. D’ailleurs, les villes de Lyster et de Saint-Louis-de-Blandford plus précisément constituent les zones les plus problématiques, combinant de fortes proportions de bandes uniquement herbacées, de faibles bandes riveraines (ou absentes), l’humanisation des berges et une forte proportion de bandes de végétation de 0 à 3 mètres auxquels s’ajoute une forte érosion de la rive et de nombreux drains de sortie non enrochés. On retrouve quelques zones où les bandes riveraines sont absentes peu après la sortie du lac Joseph (Inverness), à Saint-Louis-de-Blandford et à Bécancour. Les berges ayant de 0 à 3 mètres de bande riveraine ainsi que les zones sans bande furent souvent les secteurs les plus frappés par l’érosion. Dans certains secteurs, la rivière est fortement encaissée et est entourée de berges souvent hautes et abruptes. Cela accélère l’effet érosif mais atténue légèrement, par contre, la proportion de faibles bandes riveraines, obligeant un certain retrait des activités. D’importantes zones de glissements de terrains ont été répertoriées entre les villes de Daveluyville et de Bécancour (les principales municipalités touchées sont Saint-Sylvère, Saint-Célestin et Bécancour). Cette région correspond à la présence des argiles marines de la Mer de Champlain, reconnues pour se liquéfier lorsqu’elles entrent en contact avec l’eau (argiles sensibles). Mais en général, plusieurs sections de la rivière souffrent d’érosion et particulièrement de sapement, dû au fort débit des crues printanières et au choc des glaces, combiné à de fortes pentes. De plus, nombre de zones habitées et de villégiature arboraient la classe humanisée, particulièrement en raison des nombreux gazons tondus jusqu’à la limite du cours d’eau. La municipalité de Bécancour en est particulièrement touchée. Un seul cas d’accès à l’eau par les animaux a été rencontré. Les accès à l’eau par les véhicules sont principalement concentrés au niveau de la municipalité de Lyster. En définitive, sa situation partielle dans les Appalaches et ses très fortes pentes par endroits ont contribué à conserver un milieu plus forestier et moins agricole. Les secteurs principaux à surveiller sont donc les quelques kilomètres suivant l’embouchure du lac Joseph, les villes de Lyster, de Saint-Louis-de-Blandford et de Bécancour, où se retrouvent plus fréquemment de faibles largeurs de bandes riveraines ou l’absence de celles-ci ainsi que de fortes proportions de berges composées uniquement herbacée. On y observe également plusieurs sections sujettes à l’érosion.
Les solutions :
Des actions immédiates devront être accomplies concernant le recul des labours des abords du cours d’eau ainsi que des activités de tontes en milieu habité. Ces mêmes milieux devront également repenser les méthodes de renforcement de la berge et favoriser la végétation. Les zones d’érosion importantes devront être considérées, identifiées par les agriculteurs, riverains et municipalités et renforcées, si cela s’avère nécessaire. Généralement, les berges doivent avoir au minimum un mètre herbacé sur le talus, dans le cas des zones agricoles et trois mètres en secteur municipal. Cependant, plusieurs endroits nécessitent de plus larges bandes de végétation en raison de la pente et de l’érosion. En somme, l’état des berges de la rivière Bécancour entre le lac Joseph et le fleuve Saint-Laurent est acceptable, mais il y a tout de même fort à faire en terme de prévention et de sensibilisation au niveau des municipalités, des producteurs agricoles et des riverains. Le présent projet vise à faciliter l’identification des zones prioritaires d’intervention dans les différentes régions touchées et ainsi appliquer des solutions ou du moins, faire preuve de prévention dans une vision à long terme de l’état du cours d’eau. C’est ce que vise à la base la gestion intégrée de l’eau par bassin versant.

Type de document: Documents régionaux
Nombre de pages: 61
Éditeur: Groupe de concertation du bassin de la rivière Bécancour (GROBEC)
Lieu de publication: Plessisville
Statut du texte intégral: Public
Mots-clés libres: Berges, Bandes riveraines, Rivière Bécancour, Cartographie, Végétation, Qualité de l'eau, Gestion intégrée, Aménagement
Sujets: 2. Milieu physique > 2.4. Hydrologie
3. Végétation, milieux humides
5. Aménagements
6. Milieu humain > 6.2. Agriculture
7. Usages
8. Impacts et monitoring > 8.1. Qualité de l’eau
Date de dépôt: 04 mars 2018 16:48
Dernière modification: 04 mars 2018 16:48
URI: http://belsp.uqtr.ca/id/eprint/1392

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