Mongrain, D. (2026). Utilisation de méthodes géophysiques et de télédétection pour explorer les relations spatiales entre les conditions du couvert de glace et la végétation aquatique submergée au lac Saint-Pierre. [Thèse universitaire]
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Résumé
La végétation aquatique submergée (VAS) constitue un habitat essentiel pour les poissons et assure de nombreuses fonctions écologiques dans les écosystèmes aquatiques. Au lac Saint-Pierre, plus grand lac de plaine inondable du fleuve Saint-Laurent (Québec, Canada), les habitats de VAS, menacés par des pressions en provenance du bassin versant pendant la saison estivale, ont vu leur superficie diminuer considérablement au cours des dernières décennies. La variabilité spatiale du couvert de glace hivernal, par ses effets physiques et physiologiques potentiels sur la VAS, a été évoquée comme facteur additionnel de ce déclin. Cette étude vise à déterminer si les conditions du couvert de glace (épaisseur et durée) sont associées à des changements interannuels de la répartition de la VAS, et dans quelle mesure la profondeur de l’eau, un facteur commun à l’épaississement de la glace et à la croissance de la VAS, influence cette association en modulant l’espace libre sous la glace. Le biovolume de la VAS, défini comme la proportion de la colonne d’eau qu’elle occupe, a été cartographié à l’aide de relevés hydroacoustiques réalisés aux étés 2021 et 2022, tandis que l’épaisseur de glace et la durée d’englacement ont été cartographiées au moyen d’un géoradar et d’images satellitaires Sentinel-2 pendant l’hiver 2022. Des modèles de régression par forêts aléatoires ont été entraînés afin de tester la capacité des variables cryosphériques et de la profondeur de l’eau à prédire la variation interannuelle du biovolume de la VAS (ΔBIOV) entre 2021 et 2022, à une résolution spatiale de 20 m. La durée d’englacement a été la variable la plus négativement associée à ΔBIOV, tandis que l’épaisseur de glace n’y a été que faiblement associée, et seulement dans les zones peu profondes ; comme pour la profondeur d’eau, cette association n’a pas été généralisable spatialement lorsque le prédicteur a été considéré seul. Les prédicteurs cryosphériques ont en partie agi comme des proxys du gradient hydro-morphologique (profondeur d’eau et conditions d’écoulement), et le dispositif sur deux ans n’a pas permis de distinguer un effet hivernal différé des facteurs concomitants non modélisés de la saison de croissance, notamment la crue printanière. La contribution des conditions du couvert de glace au déclin de la VAS ne peut donc être que partiellement établie. Néanmoins, cette étude offre une première exploration des effets physiques et physiologiques potentiels du couvert de glace sur la VAS.
| Type de document: | Thèse universitaire |
|---|---|
| Nombre de pages: | 95 |
| Éditeur: | Université du Québec à Trois-Rivières |
| Lieu de publication: | Trois-Rivières (Québec) |
| Mots-clés libres: | Végétation aquatique submergée, Biovolume, Lac Saint-Pierre, Couvert de glace lacustre, Géoradar, modèle de forêts aléatoires |
| Sujets: | 2. Milieu physique > 2.4. Hydrologie 3. Végétation, milieux humides 8. Impacts et monitoring > 8.5. Télédétection, photos aériennes, satellites, radiation UV |
| Date de dépôt: | 05 nov. 2026 20:32 |
| Dernière modification: | 05 nov. 2026 20:32 |
| URI: | https://belsp.uqtr.ca/id/eprint/1750 |
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